
Le monastère de Rila se situe sur la rive droite de la rivière Rilska, dans la montagne de Rila, à 17km de la ville de Rila. Il a le statut administratif, tel d'une ville ou un village, et est le seul à l'avoir parmi tous les monastères. Le monastère de Rila le lieu touristique le plus visité en Bulgarie. Il est inscrit dans le patrimoine mondial d'Unesco.
Le monastère de Rila occupe une superficie totale de 8800m² . Sa cour intérieur s'étale sur 3200m² et vous pouvez y entrer à travers 2 portes - celle de Samokov et celle de Doupnitza.
L'église principale du monastère et ses 2 parois se situent au milieu de la cour intérieure.
Le monastère de Rila est constitué de 4 sections, correspondant aux 4 directions Sud, Est, Ouest et Nord. Elles furent construites en 1817-19 et peu après furent ravagées par une grande incendie. Les sections Est, Ouest et Nord furent reconstruites telles que nous les connaissons en 1834 et en 1847 fut ajoutée la section Sud.
Les 4 sections du monastère de Rila disposent de plus de 300 cellules de moines et 4 parois. Dans les parties Nord et Est sont aménagées des pièces qui portent les noms des villes ayant donné des moyens au monastère - Koprivchtitza, Samokov, Tchirpan, etc.
Les origines du monastère de Rila

Le monastère de Rila fut fondé par Saint Ivan de Rila vers l'an 930. Initialement il se situait à 4km de son emplacement actuel, dans le lieu-dit Les Cellules Blanches (Bélité Kilii). Le monastère, tel que nous le connaissons aujourd'hui, fut érigée en 1335 par le féodal Stéphane Dragolov connu sous le surnom Khrélyo (Hrélyo). A grand coups de travaux et d'invetissements, le dit Khrélyo bâtit l'église, les habitations des moines et la tour défensive à l'interieur du monastère qui porte toujours son nom - la Tour de Khrélyo. Il dédia le monastère au nom du Saint Ivan de Rila et au nom de Sainte Marie.
Saint Ivan de Rila et le plus respecté des saints bulgares. De son vivant il eut la visite du roi Pétar, quelques siècles plus tard le monastère continua à bénéficier d'un égard sans égal et receva réceva de dons généreux des rois Ivan Alexandre et Ivan Chichemann. Le document officiel remis par ce dernier en 1378 est toujours gardé dans le monastère.
Au début du Xvème siècle le monastère de Rila subit à répétition des pillages et des destructions de la part des ottomans. En 1460 trois frères - Ioasaf, David et Téofan réuissirent à remettre sur pied le monastère et en 1469 arrivèrent à obtenir et transporter le corps de Saint Ivan de Véliko Tarnovo au monastère. Pour que le monastère de Rila puisse survivre, les moines conclurent une alliance d'aide mutuelle avec le monastère russe Saint Pantélée, situé à Aton.
Durant les siècles le monastère de Rila a tojours bénéficié de la protéction, tant bien que mal, des rois Russes et les voévodes Moldoves. Cependant il fut régulièrement attaqué par des bandes entre XVIIème et XVIIIème siècles.
Le gardien orthodoxe

Le monastère de Rila fut l'avant-garde dans l'opposition contre les tentatives des églises catholiques et protestantes de s'établir en terre bulgare. En 1860, profitant des relations tendues entre les Bulgares et le patriarche de Constantinople, des catholiques et des protestants sont entrés en nombre en Bulgarie, essayent de convertir la population des grandes villes. Ils distribuaient leurs propres livres, traduits en bulgares et ouvraient leurs propres écoles réligieuses.
Troublés de cette interprétation nouvelle, les habitants ont fini par envoyer, par-ci par-là, des lettres au monastère de Rila, demandant aux moines de leur venir en aide pour débattre avec les nouveaux prêtres et calmer les esprits troublés de leurs concitoyens.
Et les moines ont dû bien faire leur travail car ni le catholicisme, ni le protestantisme ont réuissi à provoquer un quelconque intérêt durable.
La croix de Raphaïl
Il s'agit d'une croix sculptée sur bois que le moine Raphaïl travailla durant 12 années, entre 1790 et 1802. La légende dit que lorsqu'il avait terminé il perdit la vue.
La collection des manuscrits du monastère de Rila

Elle sauvegarde des écrits du Moyen age, d'une grande valeur pour les Bulgares. S'y trouvent:
- le livre de Rila, datant du XIV-XVème siècle, contenant des copies des plus anciennes biographies de Saint Ivan de Rila
- les copies du testament de Saint Ivan, réalisées par le prêtre responsable du monastère (igoumén) en 1385 en vue de cacher les originaux pour éviter leur destructions par les ottomans. Par ailleurs les moines ont tellement bien cachés les originaux en question qu'on ne les a toujours pas retrouvés
- des manuscrits glagoliques du X-XIème siècle. Le glagolique fut l'alphabet qui précéda le cyrilique
- 2 évangiles sur pergament du XIIIème siècle
- nombreuses copies d'évangiles, de livres biographiques divers de la fin du XVème à la fin du XVIème siècles
La tour de Hrélyo (Khrélyo)
Ceci est le seul édifice conservé de la construction initiale du monastère. Bâtie en 1335, elle se présente comme une tour défensive classique. Au dernier étage se situe une petite paroi, composée de 2 pièces en forme de coupoles. Sur ses murs, en 1944, furent découvertes des traces de fresques du Moyen Age, recouvertes d'enduit. Elles ont été mises à jour complètement et retrouvèrent toute leur splendeur en 1970.














