Tuer le cochon !
Il ne se passe pas Noël sans que le cochon n'en fasse pas les frais. Il est de tradition, à l'approche u Noël, de tuer le cochon. C'est aussi une grande occasion de se rassembler pour entamer les fêtes de Nouvel An, en famille d'abord, et avec des amis (qui, eux, n'auraient pas de cochon propre).
Les villes se vident pendant les week-ends, et les citoyens font un retour en masse aux sources, c-a-d à la campagne.
Mettre terme à la vie du cochon, qui a été engraissé toute une année, n'est pas une mince affaire ! Le travail s'organise en équipes. Le groupe d'assault - ce sont les hommes et la logistique - les femmes et les enfants ! :) Un feu a déjà été fait pour obtenir de la braise et improviser un petit barbecue.
La pièce la plus délicieuse - les oreilles grillées !
Les invocations de Noël
Comment traduire en français ce qui n'existe pas en France?... Alors, il existe une coutûme dans la nuit de Noël qui consiste à vous faire taper dans le dos avec une sorte de bâton tressé, tout en invocant des souhaits à l'égard du Nouvel An qui arrive.
Cette coutûme proprement bulgare s'appelle "Kolédouvané" (littéralement "faire Noël") et le bâton tressé s'appelle sourvaknitza.
Le bâton est fait à partir d'une branche de bois très souple et suffisamment dure. On choisit une branche qui possède des petites ramifications qu'on lie en forme de 2 à 3 grands cercles (un plus grand à la base et un plus petit en hauteur). Cette tapette est décorée avec des tout petits pains, des petits piments, des haricots enfilés sur un fil, du maïs soufflé, etc. Elle peut être tout simple aussi, rien que la branche tressée.
Kolédouvané
Dans le temps, dans la nuit de Noël un groupe d'hommes spécialement formé à ce but, commençait à faire sa ronde dans le village et à s'arrêter à chaque maison.
A grand coups de poing sur la porte, le chef du groupe invitait l'hôte de la maison à ouvrir tandis que les autres membres du groupe se tenaient à coté (et chantaient éventuellement). Ils étaient tous habillés en grandes vestes feutrés et portaient un haut chapeau en peau retournée de mouton, décoré d'une fleur. Chacun tenait un grand bâton de berger décoré.
Lorsque la tête de la maison ouvrait les portes, ils entraient tous ensemble et entaimaient leurs invocations pour que le Nouvel An soit meilleur, plus riche et en meilleure santé.
C'est le chef du groupe qu'invoquait et c'étaient les autres qui terminaient ensemble chaque invocation.
Pour les remercier, l'hôte de la maison leur distribuait du pain spécialement cuit à l'occasion de Noël, du vin et d'autres produits alimentaires + quelques monnaies.
Les hommes embrochaient les pains sur leur bâtons de berger et continuaient vers la maison suivante.
Sourvaknitza
Elle faisait partie de la coutûme précédemment citée et subsiste toujours aujourd'hui, relayée surtout par les enfants.
Le lendemain de Noël, chaque enfant prends sa propre sourvaknitza et part faire sa tournée auprès parents, grands-parents et voisinage.
Quand le petit se présente devant vous avec son bâton tressé, vous tournez le dos et le laisser taper, le temps qu'il dise ses invocations pour une bonne et heureuse année.
Ayez en tête que plus fort on félicite votre dos, mieux c'est pour la bonne augure !
Noël orthodoxe, Noël catholique
D'abord, les Bulgares fêtent Noël le 24/25 décembre, comme les Français. Ceci est tout de même une légère erreur car le Noël orthodoxe advient en réalité le 06 Janvier.
La date de Noël a été tronquée lors de la reprise des célébrations traditionnelles populaires à la chute des communistes en 1989. Les Bulgares ne sont pas plus chrétiens que ça, ceci était juste une bonne occasion de fêter avec le reste de l'Europe :)
La veille de Noël ou le jour de Noël ?
Les Bulgares donnent plus d'importance à la veille du Noël (le 24/12) qu'au Noël même. Le soir du 24/12 s'organise le vrai rassemblement en famille. La table compte 9 plats différents, tous d'ingrédients végétaux uniquement.
Pour ceux qui possèdent une cheminée, il est de coutûme d'y mettre un bon bûcher qui tiendra jusqu'au petit matin.














