Dans la petite vallée de Roussenski Lom se trouve le dernier monastère rupestre en toute la Bulgarie qui est toujours en activité. Il se nomme Bassarbovski monastère, du nom du village voisin Bassarbovo et réside à seulement 10km de la ville de Roussé.
Comme pour la plupart des monastères rupestres bulgares, les premières mentions le concernant datent du XV siècle et figurent dans des régistres ottomans. Ces régistres en faisaient état d'une propriété du féodal Ibanko Bassarb, aparanté à la famille royale d'Ivan Alexandre. Y ressort également pour la première fois le nom du village Bassarbovo en tant que "Monastère Bassarba". Cependant, le monastère Bassarbovski a dû être fondé vers le XIIe siècle Tout comme pour le monastère Aladja, l'on doit sa première description détaillée à l'un des frères Shkorpil - Karel, qu'y passa en 1911 en tant que chargé de mission du Musée national d'atchéologie.
L'on sait peu sur l'histoire du monastère Bassarbovski, l'arrivée des ottomans ayant été destructrice comme pour le reste du patrimoine bulgare. La dernière reprise d'activité date de 1919, quelques moines se sont installés durant les année. Le monastère Bassarbovski dispose d'une cour assez agréable, au dessus de laquelle s'élèvent les haut rochers qui abritent les cellules des moines et une paroi. La première tentative des moines à s'y établir fut de courte durée. En 1937 une cellule fut construite dans la cour... qui s'est vue inondée entièrement en 1940 par les eaux débordantes de la rivière Roussenski Lom. Les aménagements furent détruits et le moine Hrisant vécut 2 mois dans les cavités du rocher avant qu'il parvienne à collecter des donations pour en construire 2 nouvelles cellules en face de la petite église.
Le monastère Bassarbovski aujourd'hui
Dans nos jours le monastère rupestre Bassarbovski est très bien conservé. Les visiteurs pénètrent dans une cour de verdure et de fleurs. Une petite allée mène au puits creusé par Saint Dimitri. Des marches taillées dans la roche mèenent vers l'église troglodyte et son autel en bois sculpté, datantd de 1941. Une îcone grand format du Saint juxte l'autel. D'autres marches dans la roche vous amènent vers une crypte dans une cavité. Y repose le moine Hrisant, qui la creusa lui-même durant 100 jours. Dans la cellule voisine est aménagée une modeste exposition sur le monastère Bassarbovski - îcones, objets, livres. Avant y étaient déposés les ossements des frères moines décédés au monastère, aujourd'hui reposant dans le cimetière du monastère.
La légende de Saint Dimitri Bassarbovski

Le moine Dimitri Bassarbovski est celui dont la présence marqua le plus le monastère. Il y vécut en 1685 et fut cannonisé après sa mort. Dans l'Histoire slavo-bulgare de Païssii Hilendarski l'on lit que "Saint Dimitri fut un homme ordinaire simple, qui vécut avec ses moutons sous un grand rocher, près d'une rivière. Il y mourut et fut enterré. Ensuite ses reliques furent transférées dans le village de Bassarbovo et nombre de miracles s'accomplirent". Durant la guerre Russo-Turque de 1768 - 1774 les relqiques de Saint Dimitri furent transposées par le général Saltikov à Bucarest dans l'église Saints Constanin et Hélène. Elles s'y trouvent encore aujourd'hui. Le monastère rupestre Bassarbovski est sous statut de monument archéologique depuis 1978.














